Selon les historiens, Merlin serait une légende. Son existence n'a pas été clairement prouvée, mais il fait partie de beaucoup de légendes.
Et, comme nous le savons : dans chaque légende il y a également une part de vérité.
Merlin, le Magicien mystique, est là pour réveiller le potentiel magique en chacun de nous.
Connu sous les noms de « Myrddin » ou « Myrdhin » en gallois, « Merzhin » ou « Marzhin » en breton et en cornique,
vient de Muir Dun: "fort de mer" en langue celte. Merlin est généralement représenté
comme un mage bénéfique commandant aux éléments naturels et aux animaux. Il est particulièrement rattaché à la
mythologie brittonique, qui couvrait la Bretagne continentale et l'actuelle Grande-Bretagne (sauf l'Écosse).
De nos jours, son nom est fréquemment associé à sa fonction d'« enchanteur » (magicien), notamment depuis que ce
terme a servi de titre à la version française d'un dessin animé populaire des années 1960.
Selon la légende, il est né d'un Fætog: « homme fée » (en normand) et d'une jeune Druidesse, pseudo-christianisé
en incube et nonne par le trouvère normand Robert de Borron.
Certains le situent à l'époque des druides celtiques. Ce que l'on sait, c'est que les noms « Merddin », « Myrddin »,
puis ensuite « Merlinus » ou encore « Merilun » furent utilisés successivement
pour décrire un seul et même personnage. Le nom de « Merlin » sera adopté plus tard, sans doute aux environs du
12e siècle. La légende de Merlin, dont le nom est associé à des qualificatifs
divers tel que « enchanteur », « magicien » ou « l'Homme des bois », est très complexe. On ne sait pas si
ce personnage a vraiment existé, les sources manuscrites de l'époque ayant disparu.
La plupart des ouvrages qui parlent de Merlin, évoquent aussi Arthur et les chevaliers de la Table Ronde. Ces textes datent
du 12e siècle au 16e siècle, mais des récits mettant en scène. Merlin remontent à bien plus longtemps.
Il apparaît qu'un certain Merlinus Ambroisius aurait réellement existé, de descendance royale. L'influence chrétienne au Moyen
Âge aurait transformé les écrits de départ en légende :
la mère de Merlin ayant enfanté d'un « antéchrist » aux grands pouvoirs. De plus, certaines femmes deviennent des sorcières
s'en prenant aux hommes, même à Merlin. Bref, sa description varie au fil
des époques jusqu'à ce qu'il devienne le Merlin que l'on connaît à travers les contes et les dessins animés : enchanteur, prophète,
homme des bois, maître des animaux, sage, un magicien pur et proche de la nature,
assez proche du dieu Pan de la mythologie grecque qui représente l'incarnation même de la nature. Sur le plan symbolique,
Merlin représente la bonté et le rêve, la nature dans sa puissance originelle. C'est sans doute
pour cela qu'il nous captive, car il est la représentation d'un archétype éternel.La légende la plus connue quant à son origine
le fait fils d'une vierge et d'un démon,
d'où le parallèle chrétien et la qualification d'antéchrist. Cependant, d'autres légendes (rapportées par Stephen Lawhead
dans son Cycle de Pendragon) lient son existence
à la légende de l'Atlantide, d'où sa mère serait native (Charis, fille du Roi Avallach d'Atlantide), alors que son père
serait breton (Taliesin fils d'Elphin, roi de Caer Dyvi),
selon la légende du Cycle de Pendragon. Ces divergences d'origine viennent du fait qu'aucune histoire réelle n'a
encore été découverte, et, de ce fait, toute version est possible. Merlin, dans la geste arthurienne
Son rôle dans le cycle arthurien est d'aider à l'accomplissement du destin du royaume de Bretagne.
Grâce à une sagesse légendaire, il devient l'ami et le conseiller du roi Uther Pendragon. À la mort de celui-ci,
il organise le défi de l'épée Excalibur qui permet à Arthur, fils illégitime d'Uther, de succéder à son père.
Puis il incite Arthur à instituer la Table Ronde afin que les chevaliers qui la constituent puissent se lancer dans
des missions relevant du mythe, notamment la fameuse quête du Graal.
À la fin de sa vie, et malgré toutes ses connaissances, Merlin ne pourra rien contre la destinée du royaume de
Bretagne et la fin tragique du roi Arthur.
La légende de Merlin n'est pas à l'origine intégrée dans le cycle arthurien. Le personnage sera en quelque sorte
« christianisé » par la suite pour pouvoir y figurer,
mais on peut y reconnaître l'archétype du druide : proximité avec la nature, pouvoirs magiques, connaissance
surnaturelle, sagesse, longue vie, rôle de guide.
Devin et magicien, Merlin tomba, selon la légende, éperdument amoureux de la fée Viviane, à qui il confia le
secret pour se lier un homme à jamais.
La fée Viviane entreprit donc de réaliser cette magie, traçant les « neuf cercles » autour de Merlin endormi.
La magie étant puissante, Merlin fut enfermé
pour l'éternité dans sa geôle, au grand regret de la fée Viviane qui ne croyait pas que la chose fût possible.
On dit aussi que même maintenant, il est encore enfermé.
Ainsi, dans la forêt de Brocéliande, sur une stèle est écrit: « ici a été enfermé Merlin l'enchanteur par la fée Vivianne ».
Merlin dans les œuvres culturelles :
Les premières références littéraires à Merlin sont galloises. Différents textes distinguent clairement la différence entre
deux personnages nommés Merlin. Les Triades Galloises, par exemple, font état de trois bardes : Taliesin, chef
des bardes, Myrddin Wyllt et Myrddin Emrys. Si les deux bardes appelés
Myrddin étaient à l'origine les variantes d'un même personnage, leur histoire est devenue si différente dans les
premiers textes que nous possédons à leur sujet qu'il convient d'en traiter
séparément, même si certaines péripéties appartiennent aux deux.